Les énergies renouvelables

 

 

UNE NÉCESSITÉ POUR LA PRÉSERVATION DE NOTRE PLANÈTE !

 


 

Tout le monde a gardé en mémoire la catastrophe de Tchernobyl et ses conséquences sanitaires désastreuses, mais avons-nous bien conscience de la possibilité que cette situation se reproduise, nos centrales étant vieillissantes ? Du transport des matières radioactives, présentant lui aussi un réel danger ?

Aujourdʼhui, il est évident que notre société, trop souvent enfermée dans son égoïsme, ne se préoccupe pas vraiment de lʼétat dans lequel elle laissera la planète aux générations futures. Cʼest pourquoi lʼon continue de promouvoir le nucléaire tout en connaissant sa dangerosité et en sachant quʼaucune solution valable nʼa été trouvée pour le traitement de ses déchets, d'une durée de vie colossale (plusieurs millions dʼannées pour certains éléments). Lʼenfouissement nʼapporte quʼun bref sursis au problème, et en crée un autre : l'artificialisation des sols.

Parallèlement, il convient de remarquer que lʼénergie générée à partir des gisements de combustibles fossiles traditionnels tels le pétrole, le charbon ou le gaz, se révèle aussi une source dʼinquiétude pour lʼavenir. En effet, les importantes quantités de gaz dégagées dans lʼatmosphère contribuent à accentuer dangereusement l'effet de serre, perturbant le système climatique et provoquant le réchauffement de la planète. Celle-ci ne parvient plus à absorber le surplus (océans, sols) ou à le recycler (photosynthèse). De plus, ces sources ne sont pas inépuisables, et notre consommation dʼénergie ne cessant de croître, elles s'avèrent de plus en plus coûteuses car difficiles à exploiter. À travers ces constats alarmants, il est urgent de nous orienter vers les énergies renouvelables et dʼinvestir dans leur développement.

Lʼénergie solaire : Elle représente notre plus grand potentiel, et peut être convertie soit en chaleur (solaire thermique), soit en électricité (photovoltaïque). Elle peut être installée partout en ville, bien sûr, ou sur des sites isolés et fournit une énergie immédiatement exploitable. Elle est dʼailleurs très utilisée en Europe du Nord, même en tenant compte du faible ensoleillement. Cependant, le coût dʼinvestissement est élevé, le rendement diminue avec lʼusure (moins 20% au bout de 20 ans) et les panneaux contiennent des substances toxiques dont le recyclage interroge aujourdʼhui.

Lʼénergie éolienne : Elle est obtenue par le vent entraînant une hélice montée sur un arbre, et reliée à un assemblage mécanique permettant de produire lʼélectricité. Son rendement dépend de la puissance et de la régularité du vent, dʼoù lʼimportance de bien choisir le lieu d'exploitation. En l'occurence, les excès récents (qui ne cessent de se multiplier) ont conduit à une implantation sauvage de vastes champs inesthétiques, sans qu'aucune étude préalable de rendement ne soit réalisée. En outre, ces installations donnent lieu à des nuisances sonores et présentent un danger pour les oiseaux, notamment dans le cadre de lʼexistence de leurs couloirs migratoires.

La filière bois : Rappelons que le bois a été le premier combustible utilisé par lʼhomme. Sur le plan écologique, la combustion dʼun arbre ne fait que restituer la masse de CO2 quʼil a absorbée durant sa croissance. Sur le plan économique, cette filière permettrait dʼéviter lʼimportation de quelques 9 millions de tonnes de pétrole par an et serait génératrice dʼemplois en zone rurale. Cette utilisation du bois en tant qu'énergie doit bien évidemment sʼaccompagner dʼune gestion rigoureuse de nos forêts, afin de ne jamais aboutir à un déboisement sauvage. Ce qui la limite à une utilisation parcimonieuse en zones rurales.

Le biogaz ou principe de fermentation des déchets : Cette fermentation se déroule dans des cuves ne laissant passer ni air, ni oxygène, et conduit à la dégradation de matières organiques mortes puis à leur transformation en éléments gazeux et minéraux. Ces déchets proviennent notamment des déjections animales, ordures ménagères, boues dʼépurations locales et rejets des industries agroalimentaires. Ainsi, le biogaz permettrait de transformer 110 000 tonnes par an de matières organiques, fournissant 2 500 habitants en électricité et chaleur sur la même période. La méthanisation est par ailleurs tout à fait indiquée pour la fourniture en énergie du milieu agricole (serres, étables...) rendant le procédé autonome.

La géothermie : Il s'agit de la chaleur produite par les entrailles de la Terre, et stockée dans le sous-sol (nappes phréatiques). Cette eau est captée au moyen de forages, véhiculant la chaleur emmagasinée vers la surface. Les caractéristiques du fluide géothermique extrait (température, composition) dépendent de la composition géologique du sol. Cʼest pourquoi il existe plusieurs types de géothermie, résultant des différents modes de valorisation. La géothermie présente lʼavantage de ne pas dépendre des conditions atmosphériques. Elle est donc très fiable, mais elle ne peut être considérée comme inépuisable, car le puits verra le jour où son réservoir calorifique sʼamenuisera. Aujourd'hui, le coût des installations demeure élevé ; la géothermie ne peut donc qu'être qu'une source d'appoint.


 

Lʼexistence de ces énergies renouvelables ne doit cependant pas nous faire oublier quʼil est important de diminuer notre consommation dʼénergie : en évitant de laisser les appareils électriques en veille, en améliorant lʼisolation des logements ou en étudiant la solution énergétique appropriée selon les capacités du territoire. S''agissant des constructions nouvelles, il convient de miser sur lʼarchitecture bioclimatique, permettant de réduire les besoins énergétiques tout en créant un climat de bien-être avec des températures douces, une humidité contrôlée et un éclairage naturel répondant pleinement aux besoins.

Cette architecture sʼappuie sur quelques principes de base :

  • Lʼimplantation et lʼorientation, qui offriront la meilleure protection contre le vent et permettront dʼutiliser au mieux lʼensoleillement.
  • Lʼemploi de matériaux adéquats et une conception du bâtiment adaptée aux besoins saisonniers, couplée à une isolation efficace afin de diminuer les déperditions thermiques.
  • Lʼutilisation de la végétation. Quelques plantes bien réparties dans lʼhabitation permettent de réguler le taux dʼhumidité intérieur. Des haies extérieures situées au Nord du logement offrent une protection au vent, et des arbres à feuilles caduques au Sud limitent la pénétration du soleil en été.

Mais aujourdʼhui, une fois de plus, l'on nous parle de « solutions miracles » tel le réacteur nucléaire au thorium ou le gaz de schiste... Quʼen est-il réellement ?

  • Le thorium présente des inconvénients rédhibitoires, puisque son inhalation se révèle beaucoup plus toxique que lʼuranium classique. Bien que compatible avec nos réacteurs actuels, il produirait par ailleurs des déchets qui, par la présence dʼuranium 232, rendrait ce combustible plus dangereux et impossible à traiter sur des sites traditionnels comme celui de La Hague. De nouveaux réacteurs sont à l'étude, permettant la transmutation des déchets (comme ceux à sels fondus), mais nous ne connaissons pas encore leur résistance à la corrosion.
  • Le gaz de schiste, présent dans les roches argileuses souterraines, est considéré comme une « aubaine » par les États-Unis entre autres. Cependant, son exploitation et son extraction doivent susciter notre inquiétude pour lʼavenir. En effet, les fuites de méthane émanant de lʼétanchéité imparfaite des gazoducs et de la remontée non contrôlable de gaz lors de lʼopération de pompage sont nombreuses. Dʼautre part, le recours à des additifs chimiques pour la fracturation hydraulique présente également, comme attendu, une menace pour lʼenvironnement, tant pour la pollution des sols que pour les nappes phréatiques. Enfin, il est à noter quʼà terme, ou dans des zones arides, une exploitation irrationnelle du gaz de schiste engendrerait des pénuries d'eau, puisquʼun seul puits en consomme plus de 10000 m3 par opération. Dʼautres méthodes dʼextraction sont évoquées, mais à quel coût ? Tout cela pour une réserve dʼénergie en France estimée à 80 ans seulement...

Il convient donc d'augmenter le recours aux énergies renouvelables en France, dans le respect des paysages et des proportions envisageables, de sorte de limiter notre consommation d'énergie nucléaire et d'en finir avec les énergies fossiles.


 

TOUS ENSEMBLE, SOYONS RESPONSABLES ET PENSONS A LʼAVENIR DE NOTRE PLANÈTE !

 

 

Brigitte Reynard
Vice-Présidente du MHAN.

 


 

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